Médias / Questions & réponses (FAQ)
Comment est apparue l’idée de créer un réseau qui représente les jeunes catholiques ? Pourquoi ce nom de « Génération Benoît XVI » ? Benoît XVI n’est en fonction que depuis à peine trois ans. Peut-on déjà parler de « génération » Benoît XVI ?
La Génération Benoît XVI, en tant que groupe de jeunes de notre société, ne regroupe pas que des jeunes catholiques. Nous avons choisi ce nom parce qu’à l’occasion de nombreuses rencontres et conversations, nous avons fait l’expérience que de nombreux jeunes – qu’ils soient catholiques, protestants ou loin de l’Église – se préoccupaient exactement des questions auxquelles le Pape voulait répondre. Ces jeunes se réfèrent aux pensées du Saint Père plus fortement et plus spontanément qu’autrefois. Ils apprécient sa manière d’enseigner, dont le souci est d’être objective et compréhensible, la franchise de son style de discussion, son ouverture à l’égard de ceux qui pensent différemment. Cela fait du Pape, et avec lui de l’Église catholique, des interlocuteurs attractifs. Etant donné que chez ces jeunes, la quête d’autorités fiables est déjà plus ancienne que le pontificat de Benoît XVI, mais trouve en sa personne un si grand accomplissement, nous considérons qu’il est légitime de parler d’une « Génération Benoît XVI ».
L’idée de créer comme porte-parole de ces nombreux jeunes une Génération Benoît XVI « constituée » résulte de l’observation du fait que ces jeunes ne trouvent pas de représentants adéquats dans les médias. A l’époque des médias audiovisuels, un homme d’Église grisonnant, facile à ridiculiser, ne peut pas produire le même effet qu’un représentant jeune et dynamique, quelle que soit la force de son discours. On peut ressentir cela comme de la superficialité ou de la compromission à l’égard des médias, mais pour réussir à transmettre avec succès de bonnes et importantes idées dans ce monde, il faut se conformer aux données de ce monde. Les mass médias sont un bon exemple de ceci.
On peut lire sur le portail du réseau que Jean-Paul II est l’exemple et l’inspiration du réseau. Ne serait-il pas plus logique de parler d’une « Génération Jean-Paul II » ?
Le Pape Jean-Paul II a pu gagner à la foi et à l’Église la grande majorité des jeunes de l’Église, justement parce qu’il s’est engagé dans de nouvelles voies. Il cultivait un rapport ouvert avec les médias, vraiment révolutionnaire pour l’Église catholique, parce qu’il les considérait comme une chance, comme des collaborateurs de l’annonce et pas comme une menace ou des trouble-fêtes. Il nous a longtemps inspirés parce que notre génération d’une part n’a connu aucun autre Pape, et d’autre part a été vaincue non seulement rationnellement mais aussi émotionnellement par son authentique bienveillance à l’égard des jeunes et de leurs rêves et aspirations. Ici aussi il y aura de nombreuses personnes à l’intérieur de l’Église qui nieront la possibilité d’accéder à la foi avec ses émotions ou considéreront cela comme ayant un moindre intérêt. Cependant la foi parle à l’homme dans tout son être, donc également avec ses sentiments, désirs et aspirations. Visiblement, Jean-Paul II l’a toujours su, c’est pourquoi il a choisi de donner un élan global à son annonce. De nombreux contemporains nous ont dit pendant les JMJ, mais aussi à d’autres occasions : « Jean-Paul II m’a conquis, Benoît XVI doit me dire pourquoi. » C’est déjà admirable : dans des temps où l’arbitraire semble illimité, le désir de vérités de vie et le désir d’être orienté augmentent. C’est pourquoi, d’après nous le Pape Benoît XVI est le bon Pape au bon moment.
Vous dites que la « Génération Benoît XVI » représente le jeune catholique « normal ». Dans quelle mesure le réseau le peut-il mieux que des jeunes qui sont engagés dans d’autres groupes religieux ? Peut-on aller jusqu’à dire que la « Génération Benoît XVI » soit la voix de tous les jeunes catholiques.
La Génération Benoît XVI ne se considère pas en concurrence avec les communautés religieuses. Au contraire, certains d’entre nous sont fortement engagés dans différentes communautés religieuses, et trouvent là ainsi que dans leur paroisse un domicile spirituel. Cependant, alors que les communautés religieuses ont une large influence, veulent intégrer de nombreuses personnes et vivre une spiritualité commune, la Génération Benoît XVI poursuit uniquement le but de représenter dans les médias des jeunes qui sont en recherche sincère et sont ouverts à l’égard du Pape. L’élan est différent, la mission est d’un autre type. Nous ne nous considérons pas comme « plus normaux » ou « meilleurs » que les communautés religieuses, mais poursuivons une approche plus large avec un domaine de missions clairement plus réduit. Il serait présomptueux de nous considérer comme les représentants de tous les jeunes catholiques. Ceux qui peuvent s’identifier à nos principes ouvertement énoncés se sentiront également représentés par nous. Vu les réactions à nos premières interventions, ils ne sont pas peu nombreux.
Que signifient les jeunes pour l’Église ? Et que signifient-ils spécialement pour Benoît XVI ?
Les jeunes d’aujourd’hui sont l’Église le demain. Cela semble être du simple verbiage, mais cela correspond à la réalité. L’Église se compose au moins pour moitié de gens qui se sentent appelés par Elle. Nous nous ressentons comme une partie de l’Église, c’est pourquoi nous voulons la soutenir dans sa mission : aider chacun à faire le choix du Bien. Benoît XVI ne cesse de répéter que dans la forte tradition de son prédécesseur, il s’appuie sur les jeunes et leur fait confiance. Sa prétention n’est pas simple, mais montre aussi à quel point il nous prend au sérieux, nous les jeunes. Il dit de nous que nous voulons ce qui est « grand, vrai, bon ». Il ne me vient à l’esprit aucune autre personnalité publique qui nous tienne en si haute estime, nous les jeunes. L’Église fait bien de s’occuper de l’avenir, au travers de la pastorale des jeunes, en tenant compte du passé et de la tradition.
On peut lire « média training » sur le portail. Comme vous dites, le point central de la représentation est au niveau des médias. Ne laisse-t-on pas ainsi de côté d’autres formes importantes de représentation ?
Nous sommes douze jeunes, liés par nos cercles d’amis et nos obligations. Si nous voulons être réalistes et pas mégalomanes, nous devons limiter notre domaine d’action. Nous devons nous concentrer pour faire bien ce que nous faisons. Nous bénéficions de la confiance du Saint Père et de l’archevêque de Cologne. Nous ne pouvons donc pas nous comporter de façon frivole. S’agiter partout en même temps serait irresponsable et pas vraiment prometteur. Nous voyons qu’il y a de grands problèmes et de grands besoins avant tout en ce qui concerne la diffusion dans les médias d’un enseignement qui rende l’homme libre. En conséquence, c’est là que nous voulons intervenir. A long terme, cela n’exclut pas d’autres activités. Cependant, nous nous limitons d’abord à représenter la Génération Benoît XVI dans la presse, à la radio et à la télévision, ainsi que lors de manifestations appropriées.
L’idée de gagner les jeunes à la foi catholique se cache-t-elle aussi derrière cette médiatisation, ou est-ce la représentation d’un groupe de jeunes catholiques déjà existant qui est au premier plan ?
Par notre activité, nous voulons naturellement inciter les jeunes à se préoccuper des questions que la vie nous pose et telles que nous avons tenté de les formuler par des exemples dans notre livre. De plus, nous voulons encourager à ce que les paroles du Pape ainsi que l’enseignement de l’Église soient considérés avec plus d’exactitude. Nous réalisons que la foi n’est pas « notre produit » mais toujours un don de Dieu, acceptée par l’homme dans sa liberté souveraine. Nous avions et avons des questions, à vrai dire comme tous les jeunes. Maintenant nous n’avons plus uniquement à chercher, car nous avons aussi trouvé. Il est naturel que nous voulions transmettre cela.
Comment est apparue l’idée de publier un livre, et quel est le but du réseau qui l’accompagne ?
Celui qui veut exister médiatiquement doit avoir quelque chose à offrir. Ce sont les lois du marché sur lequel nous nous sommes engagés, comme de tous les autres aussi. L’idée du livre est née du désir d’une part de vouloir attester des questions que nous nous posons et de ce que le Pape a à en dire, et d’autre part d’établir que nous ne sommes pas des prophètes autoproclamés mais des jeunes conscients de nos responsabilités, qui voulons discuter et travailler avec les autorités de notre temps. Le livre nous donne une plus vaste audience parce que nous pouvons dire en étant crédibles que nous ne voulons pas répandre notre propre doctrine mais défendre un message, en accord avec l’Église et le Pape, qui n’est étudié que pour aider l’homme à atteindre son bonheur. Pour faire simple : sans le livre, de nombreux journalistes ne nous prendraient pas au sérieux, avec le livre, ils le veulent bien ou même le doivent.
La « Génération Benoît XVI » adresse quelques critiques à la société. Que veut-elle entreprendre de concret contre cette dernière ?
En nommant clairement les abus, nous voulons encourager les gens tout d’abord à prendre conscience de ces problèmes, ensuite à les nommer comme tels et enfin à faire usage de l’arène publique pour exercer une pression sur tous ceux qui ont une responsabilité dans notre pays ou notre Église. Nous ne pouvons plus nous permettre l’irresponsabilité organisée – nous avons d’une part trop reçu pour cela et d’autre part trop à faire. Naturellement, nous ne pouvons pas faire de politique concrète, mais on ne devrait pas sous-estimer l’effet qu’ont sur des responsables les intérêts des jeunes qui se font entendre.
Selon le portail, les membres du réseau suivent « sans réserve » la doctrine de l’Église. N’avez-vous donc aucune critique à faire à l’Église ? Quelle est la position de la Génération Benoît XVI à l’égard de points considérés en général comme contestés dans le catholicisme, tels que par exemple l’œcuménisme et l’ordination des femmes ?
Nous avons choisi tout à fait intentionnellement la formulation forte « sans réserve » parce que nous ne voulions pas être considérés comme un autre groupe de jeunes professionnels qui critiquent tout et savent tout mieux que tout le monde. Celui qui veut discuter doit adopter un point de vue. Il le fait là où il présume qu’il y a le plus de sincérité. Pour nous, c’est dans l’Église. Le fait de nous positionner en même temps dans une indépendance distante, au travers d’une « profession de foi partielle », nous fait paraître incroyablement omniscients et critiques, mais n’aide personne, même pas l’Église. Par notre confession du catholicisme, nous voulons exprimer pour quelles raisons nous voulons contribuer à préparer l’Église, dans une fidélité créatrice, aux défis de demain : parce qu’Elle nous tient à cœur, parce que nous Lui sommes reconnaissants et parce que nous savons à quel point Elle est nécessaire à notre société.
Dans quelle mesure le réseau aide-il Benoît XVI à établir un « contact direct avec les jeunes » ?
Nous faisons passer le message de ce grand Pape en le présentant sous un habillage adapté aux jeunes, en le formulant avec nos propres paroles, en discutant d’égal à égal avec les jeunes. Nous voulons par là libérer nos contemporains de la peur du contact avec ce « vieil homme aux cheveux blancs qui habite la lointaine Rome », tel que les médias l’ont souvent décrit dans le passé.
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